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le bateleur
Cours de tarot initiatique et traditionnel.
Élaboré par Marie Delclos à partir du tarot maçonnique opératif de Jean Dodal.
Description du programme des cours, présentation du tarot de Jean Dodal, vente des cours par correspondance et en téléchargement. Présentation des ouvrages de Marie Delclos, description et vente de livres réédités par l'auteur sous forme d'ebooks (fichiers pdf) en téléchargement et des livres disponibles en librairie.
De la règle du jeu de tarot aux adaptations modernes
Brève histoire du tarot de Marseille - 4
De la règle du jeu de tarot aux adaptations modernes


Texte établi à partir des cours de tarot de Marie Delclos, images issue des cours.
tarot de Jacques Vieville : la maison Dieu
Figure 11
tarot de Jacques Vieville : le Soleil
Figure 12
La règle du jeu de tarot.
A la même époque paraît une règle du jeu des tarots (assez sûrement datée de 1655) conservée à la Bibliothèque nationale au Département des Manuscrits) Elle se présente sous la forme d'un opuscule imprimé de quatre feuillets montés dans un volume de documents manuscrits qui a été constitué en 1655 par Jacques Dupuy bibliothécaire du roi. On peut penser que ce manuscrit n’est que la copie faite par Jacques Dupuy lui - même d’un original disparu et incomplet d’autant que le début de la règle ne s’y trouve pas et que le texte commence par une minuscule (1).
Cette règle du jeu fait mention des 78 cartes, dont 22 triomphes (arcanes majeures) dont les principaux sont le Monde le Math (Mat ou Fou) et le Bagat (bateleur).
On peut donc conclure que l’origine des tarots remonte au moins au XV° siècle et probablement avant les Visconti soit à l’époque de Charles VII au début du XV° siècle soit même peut être à celle de Charles VI à la fin du XIV° siècle.
On peut noter également que les costumes Et surtout la facture la façon de dessiner les personnages, les visages ainsi que les vêtements, sont les mêmes et sont quasiment calqués sur le jeu de Jacques Viéville (très proches aussi de ceux de Jean Noblet) ainsi que sur les jeux de cartes de Lyon du XV° siècle (fg.54). A ceci près que le tarot de Jean Noblet présente, par la simplification de son graphisme un aspect plus moderne. Néanmoins, les graphismes restent archaïques, en particulier le dessin des yeux ainsi que celui des vêtements qui restent des habits du XV ème siècle.
source : http://www.re-enactmentshop.com/p_16th-17th_century.htm - retraitée par nos soins
Figure 13
Ils restent très proches de ceux des jeux de cartes de Lyon du XV°- XVI° siècle fg.11- roi de pique 1567. ). Ce sont ceux que l’on retrouvera dans les tarots dits de Marseille. Les vêtements des personnages portent les modes de la fin du XV° siècle, telles qu’on les trouvait en Allemagne, en Bourgogne et en Rhénanie. Lyon n’est pas loin. (Mais la Maison Dieu avec les boules qui tombent du ciel ne se trouvent parmi les tarots parvenus jusqu’à nous qu’à partir du XVII° siècle mais il est vrai que le tarot de Visconti nous montre des boules semblables au mains du Fol… Nous ignorons donc si le Dodal vient directement d’anciens blocs transmis de génération en génération depuis le XV° siècle auquel cas les autres ne seraient que des copies destinées au grand public ou bien si celui signé Jean Dodal ou Dedali est une nouvelle version élaborée et nouvellement codée à partir des tarots populaires. Toujours est il que pour le moment il est unique.
Les adaptations modernes et les "visions" de l'histoire du tarot.
Au XVIII° siècle En 1704 un prêtre nommé Menestrié déclare que l’un des plus anciens tarots avait été élaboré par un kabbaliste nommé Jacquemin de Gringonneur (concepteur putatif du tarot de Charles VI). Malheureusement cet auteur ne cite pas ses.sources. En 1713 apparaît le tarot de Jean Pierre Payen à Avignon. En 1723 le pasteur Anderson écrit ses constitutions. Court de Gébelin (1719-1784) se passionne pour le tarot. Il pense que son origine est égyptienne. C’est à lui et à son disciple Etteila que l’on doit la divination par les cartes En 1760 Nicolas Conver, cartier à Marseille, édite un tarot d’après un héritage qu’il aurait reçu avec des indications sur les couleurs, ainsi que de très anciens blocs de bois (d’après Paul Marteau). Mais les clefs qui se trouvaient dans celui de Jean Dodal ont disparu. Pourtant avant la redécouverte du Tarot de Jean Dodal, on a cru que c’était lui qui avait donné au tarot sa forme définitive. En 1783 Etteila est le premier à se pencher sur les correspondances du tarot avec la kabbale et l’astrologie. XIX° siècle Eliphas Lévi (1810 – 1875) prêtre catholique et kabbaliste est le premier à établir des concordances entre les lames et l’alphabet hébreu. Puis Papus (1865 – 1917), fondateur de l’ordre « Martiniste» et membre de l’ordre cabalistique des Rose Croix, tente d’approfondir cette relation. XX° siècle Oswald Wirth (1860 – 1943), franc maçon et écrivain, publie en 1925 son tarot inspiré, d’après lui, des motifs du tarot médiéval (le tarot de charles VII). Il écrit Le Tarot des imagiers du Moyen Age et soutient que le tarot était déjà connu du moine savant alchimiste, Raymond Lulle (1232 – 1315). Paul Marteau qui l’a découvert, reprend en 1930 le tarot de Nicolas Conver, le simplifie. Non content de réduire les couleurs au bleu et au rouge, il les inverse. Ce jeu sera un best seller de la maison Grimaud sous le nom de "Tarot de Marseille". Tchalaï Unger écrit à sa façon le livret pour ce Tarot de Marseille édité par Grimaud. L'histoire du tarot de Marseille bien évidemment continue. Tous les tarologues, des plus connus aux plus obscurs croient pouvoir restituer le "tarot authentique" à travers l'adaptation d'un jeu ancien, redessiné, recolorisé auquel certains même, "ajoutent du sens", en modifiant les graphismes originaux... De fait, quand ce travail ne vise pas une une simple amélioration de l'aspect esthétique des cartes (comme ce fut le cas chez Paul Marteau), chacun redessine le tarot en fonction de la richesse des "conexions symbolique qu'il a créé à partir d'un ou de plusieurs "originaux" anciens ou modernes. Ce faisant, il appauvrit l'original en faisant disparaître des clés graphiques ou orthographiques qui lui apparaissent comme des imperfections, mais parallèlement, il enrichit le tarot de ses propres connexions, ajoutant ici ou là des détails qui renvoient ou suggèrent son interprétation personnelle du tarot. A notre avis, le procédé consistant à redessiner un tarot pour améliorer son aspect esthétique, se justifiait à l'époque de Paul Marteau, tant parce que les planches de Nicolas Convert étaient dans un triste état que pour des raisons commerciales. Aujourd'hui, il semble que les méthodes de traitement d'image par informatique pourraient rendre aux tarots les plus anciens une nouvelle jeunesse sans pour autant porter atteinte à leur authenticité... Cependant, en ces temps modernes, les sens à la fois voilés et révélés par les cartes ne sont plus le seul intérêt du tarot, son utilisation divinatoire même passe au second plan. Le plus gros acheteur de tarots est maintenanti le collectionneur de cartes, même si par ailleurs il est souvent un tarologue averti.
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