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Questions déja posées sur :Éternelles guerres de religions - d'Abraham à al Qaïda

A partir des conflits religieux qui ponctuent l'histoire, comment définissez-vous une guerre de religion ?
François-Xavier Gosselin, pour la revue Actualité de l'Histoire

Il y a guerre de religion quand les fidèles d’une religion ou d’une faction religieuse s’opposent à ceux d’une autre, et que la motivation de l’un ou des deux groupes est :
- soit d’établir l’hégémonie d’une foi religieuse ou d’imposer à toute la population d’un territoire la totalité ou une partie des règles particulières de cette religion;
- soit d’éliminer d’un territoire (par souci de pureté) les pratiquants d’autres religions, ou de conquérir un territoire parce que".' « Dieu l’a ordonné »
Par exemple, la conquête de la Palestine par les Hébreux en est une, parce que l'Eternel a donné l'ordre de dévouer par interdit (c'est l'expression utilisée par la Bible) - autrement dit de massacrer - toutes les populations du pays conquis. A l'inverse, la guerre menée par le roi de Babylone n'en est pas une, bien qu'il pille et détruise le temple. En effet, les populations déportées conservent en Babylonie leur pratique religieuse et il en est de même de celles qui restent en Judée
De même, la guerre entre Romains et Latins n'est pas une guerre de religion bien que les présages aient conduit les Romains à penser qu\'elle avait été ordonnée par Jupiter, et qu'un consul ait sacrifié sa vie et voué l'armée latine aux dieux chtoniens. On est en présence d'un suicide rituel suivi du sacrifice humain d'une armée entière, mais le but de la guerre n'est pas d'ordre religieux. D'ailleurs, Latins et Romains pratiquent la même religion.

Dans votre ouvrage vous n'abordez pas certaines guerres de religions comme le conflit irlandais ou les guerres de l\'ex-Yougoslavie ou les guerres religieuses qui frappent l'Indonésie... Pourquoi avez-vous décidé de ne pas les traiter ?
François-Xavier Gosselin, pour la revue Actualité de l'Histoire

Le but était d’analyser le phénomène. Nous n’avons donc traité que les cas qui paraissaient les plus typiques. Par ailleurs, beaucoup de conflits sont « comparables à d’autres ». Ainsi il n’y a pas de différences fondamentales entre les conflits du Cachemire, du Darfour et d’Indonésie. Des groupes tentent d’imposer la Charria. Dans un cas les objectifs du groupe coïncident avec ceux d’un état islamique, dans les deux autres les groupes revendiquent une indépendance nationale pour en créer un.
Il en est de même dans l'ex Yougoslavie où les musulmans bosniaques introduisaient une référence au Coran dans la constitution, ce qui ouvrait la porte à l'instauration du statut de "dhimi" pour les serbes de Bosnie qui rappelons-le,ont vécu ce statut sous la domination ottomane. Cette référence religieuse ouvre en effet la porte à une évolution vers un état islamique.
Quant au conflit entre Serbes et Croates, nous ne sommes pas persuadés qu'il soit du même ordre, ni même d'ordre religieux. Il en est de même du conflit irlandais, dont la première cause est la conquête par Henri II au douzième siècle. Ce conflit ne prit une dimension religieuse qu'à partir de 1541 quant Henri VIII étendit la réforme protestante à l'Irlande. Cette aspect du conflit fut amplifié à partir de 1649, quand Cromwell envahit l'Irlande, restée fidèle aux Stuarts (il massacra une grande partie de la population et déporta une grande partie des survivants aux Antilles, distribua des terres - appartenant aux Irlandais - à 170000 colons anglais). Puis à la fin du dix-septième siècle, quand les Irlandais se soulevèrent contre Guillaume d'Orange et furent battus à la bataille de Boyne (1690). Après cette défaite, la noblesse irlandaise fut pourchassée et ses terres confisquées. A la suite de cette opération 97% des terres irlandaises appartenaient aux colons anglais... Passons sur les conflits du dix-neuvième siècle et la guerre d'indépendance qui aboutit à la création de la république d'Irlande et à la partition du pays, pour en arriver aux causes du conflit moderne qui fut déclenché par la répression brutale de la police d'Ulster (uniquement composée de protestants) d'un rassemblement de jeunes catholiques appartenant à un mouvement pacifiste qui revendiquaient l'égalité des droits civiques entre catholiques et protestants...
Ce court résumé montre bien que si les religions regroupent les combattants, le conflit entre protestants et catholiques en Irlande du Nord n'est pas essentiellement un conflit religieux. Selon nous, entre les Irlandais protestants, presque tous descendants de colons anglais, et les catholiques, pour la plupart, irlandais d'origine, la cause du conflit est le contentieux historique et ses séquelles juridiques et économiques et non la différence de religion.


Une guerre de religion, est une guerre dont le principal objet est la relation des hommes à Dieu, mais aussi, et on le voit en Occident depuis les huit guerres de religions françaises, la contestation violente de la séparation du politique et du religieux, c'est-à-dire les fondations de l'État moderne pour aboutir à une séparation (la laïcité) ou à une intégration (une religion d'État). Y-a-t-il, de nos jours, des risques patents de guerres de religions dans des états démocratiques modernes où les libertés individuelles semblent protées, comme la France, l'Allemagne, ou les pays nordiques de l'Europe par exemple ?
François-Xavier Gosselin, pour la revue Actualité de l'Histoire

Selon-nous, une guerre de religion n'a pas pour objet la relation de l'homme à Dieu, mais celle de la société humaine à Dieu.
Le conflit fondamental met en présence les partisans d'une société théocratique, et ceux de toutes les autres formes de gouvernement. L'état théocratique devant être défini, quelle que soit sa forme juridique comme celui où le pouvoir législatif appartient à Dieu et où est seul responsable de l'interprétation de cette législation, son représentant sur terre. L'exemple parfait de ce type d'état étant le califat ou la république islamique d'Iran.
Ce type de conflit peut évidemment se développer soit entre un état théocratique (ou un groupe partisan de ce type d'état) et un pouvoir civil prétendant à un certain pouvoir législatif. Ce fut l'essence des multiples conflits dans l'histoire de l'Occident entre le Pape et les souverains en particulier l'Empereur. Il peut se dérouler également entre deux états théocratiques, puisque dans ce cas,l'adversaire est forcément défini comme athée hérétique ou impie, en un mot ne respectant pas, ou ne faisant pas respecter la loi divine. Par exemple, les partisans du Jihad considèrent que l'existence d'un pouvoir législatif du parlement fait d'un régime quel qu'il soit un régime athée. Cette position est celle de la plupart des autorités religieuses (Eglises ou leurs équivalents), même si pour des raisons stratégiques les discours qu'elles tiennent sont relativement modérés. Pour elles, un état est athée dès qu'il considère que la religion appartient à la "sphère privée".
Cette position des religieux crée, dans les pays où l'Islam est la religion majoritaire une situation délicate, ceux-ci étant prompts à accuser tout député ou homme politique qui prône une disposition contraire à la Charria d'athéisme ou d'hypocrisie, et entraîne des risques de guerre de religions importants dans tous les pays où l'Islam est soit majoritaire, soit faiblement minoritaire. Dans les démocraties modernes occidentales, l'Islam est minoritaire, mais les communautés islamiques sont fortement structurées et pour les plus radicales très revendicatives. Les risques de guerre de religions dans les démocraties occidentales sont donc évidents à moyen ou long terme, parce que les communautés (y compris chrétiennes) et plus encore leurs Eglises (ou ce qui en tient lieu) revendiquent des « droits particuliers en raison de leur foi » et estiment qu'il est légitime d'imposer leur règles religieuses et morales à l'ensemble de la population, quelle que soit l'opinion religieuse des individus. Ensuite, parce que les revendications des uns ne sont pas forcément compatibles celles des autres, enfin, en général les chefs religieux préfèrent n’importe quel état religieux à un état laïc. Il est plus intéressant pour une religion d’être persécutée par l’Etat que d’être ignorée. D'ailleurs, dans un état islamique par exemple, les autorités religieuses chrétiennes disposent légalement sur leurs fidèles de bien plus de pouvoir que ne leur en accorderait n'importe quel état laïc.

Al Qaïda a fait renaître un djihad moderne. Les jihadistes semblent être une minorité dans le monde musulman. Qu'est-ce qui leur donne tant de puissance ?

Minoritaires ? Un vœu pieux, une affirmation des libéraux, mais il n’y a ni sondage ni vote pour le prouver !
Il est certain que si jihadiste est synonyme de combattant du jihad, les jihadistes sont minoritaires. En revanche, si on inclut dans cette appellation, tous ceux qui approuvent totalement ou en partie leur combat, tous ceux qui le désaprouvent intellectuellement, mais à qui cette désapprobation pose un "problème de conscience", la chose est moins certaine.
Ajoutons que la force de la majorité ne vaut que face à une minorité démocrate. Sinon il suffit que la minorité soit mieux armée ou plus motivée pour vaincre la majorité. Il ne faut pas oublier qu'en russe « bolchevik » signifie « minoritaire »
Par ailleurs, le prophète et les salafs (les pieux ancêtres) sont donnés comme exemple à suivre à tout jeune musulman, et c'est d'eux, que se réclament les jihadistes, d'où le problème de conscience que nous évoquions ci-dessus. Enfin ils affirment que l'Islam est persécuté, et cette affirmation est pratiquement un "mot magique" qui lui aussi frappe la sensibilité musulmane. D'autre part, c'est le propre de la mentalité occidentale que de tenter toujours individuellement une synthèse entre la foi et la raison. Dans les mentalités orientales et Africaines, et dans celle du monde islamique en général l'application de la raison aux questions de foi est souvent perçue comme un blasphème ou une manifestation d'orgueil démesuré, ce qui donne à l'affirmation faite au nom de la religion un pouvoir sur l'intellect et le sentiment dont il nous est difficile d'appréhender l'ampleur
A tout cela s'ajoute que les affirmations de jihadistes s'appuient d'une part sur des textes, essentiellement le Coran, et la vie du prophète, auxquels ils appliquent l'interprétation la plus littérale possible (donc la plus facile à comprendre) et d'autre part, utilisent une terminologie propre à stimuler les rancœurs et les frustrations du monde musulman, en assimilant par exemple toute présence militaire occidentale en Orient à une croisade
Nous nous souvenons d\'un exemple qui illustre assez bien cet impact psychologique des islamistes. Il y a quelques années quand un terroriste du Front Islamique du Salut fut condamné à la prison à perpétuité pour un attentat meurtrier commis en France, un grand quotidien algérien parut avec cette manchette "Perpète pour le monde arabe".

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